Un cheveu lisse ne réagit pas aux produits hydratants de la même façon qu’un cheveu bouclé ou crépu. Une routine capillaire standard peut provoquer sécheresse, frisottis ou excès de sébum selon la structure de la fibre.
La composition, la densité et la forme de la tige capillaire imposent des besoins très différents. Un diagnostic précis évite des erreurs de soin fréquentes et permet d’orienter le choix des produits, pour des résultats visibles et durables.
Pourquoi connaître son type de cheveux change tout dans votre routine
Identifier la nature de ses cheveux, c’est s’autoriser à sortir du prêt-à-porter pour adopter une routine qui colle vraiment à la réalité de sa chevelure. Un cheveu sec réclame une stratégie totalement différente d’un cheveu gras, mixte ou normal. Cette fameuse nature de cheveux, qu’ils soient secs, normaux, gras ou mixtes, influence à la fois la fréquence des lavages, le choix des soins et même la manière de se coiffer sans faux-pas.
La texture de cheveux joue aussi les premiers rôles. Fins, moyens ou épais, chaque diamètre capillaire influe sur la façon dont le sébum se répartit, la tolérance au coiffage, la recherche de volume. Un cheveu épais encaisse des soins nourrissants puissants, tandis qu’un cheveu fin se retrouve vite alourdi et aura besoin de légèreté. Vient ensuite la question de la porosité. Faible, moyenne ou forte, elle révèle la capacité du cheveu à absorber l’eau et les soins : une porosité élevée laisse échapper l’hydratation, une faible retient tout mais sèche lentement et garde les résidus.
De multiples facteurs influencent la nature et la texture de vos cheveux : l’hérédité, les hormones, l’âge, les traitements chimiques, le stress, l’alimentation. Rien n’est figé, la routine évolue avec ces variables, à la manière d’un système vivant qui réagit à son environnement.
Voici quelques repères pour mieux comprendre les différents profils :
- Cheveux raides : souvent brillants avec parfois une tendance grasse, ils ont besoin de légèreté.
- Cheveux ondulés : sujets aux frisottis, ils cherchent l’équilibre entre nutrition et maîtrise du volume.
- Cheveux bouclés, frisés, crépus : généralement plus secs, ils réclament hydratation, soin pour la définition des boucles et protection contre la casse.
Adapter sa routine capillaire à la réalité de sa fibre, c’est s’éviter de nombreux écueils. Un diagnostic lucide, c’est l’assurance d’un soin qui fait vraiment la différence, dans la durée.
Quels sont les critères pour identifier facilement votre nature capillaire ?
Regardez, touchez, analysez. Voilà comment débute le diagnostic capillaire, sans détour. On commence par vérifier la nature de cheveux : secs, normaux, gras ou mixtes. Les cheveux secs manquent d’éclat, les pointes sont souvent fourchues, la fibre crisse sous les doigts. Les cheveux gras, eux, se distinguent par un excès de sébum aux racines, une sensation de lourdeur, une envie de shampoing qui revient vite. Les mixtes alternent racines grasses et pointes desséchées. Les normaux, eux, se font oublier : ils restent souples, brillants, sans problème majeur.
Poursuivez le diagnostic par la texture de cheveux : fins, moyens ou épais. Les cheveux fins sont délicats, sensibles, manquent de volume. Les moyens offrent un équilibre, une tenue facile. Les épais, eux, impressionnent par leur robustesse et leur volume naturel, mais demandent de la patience au coiffage. La densité capillaire, autrement dit le nombre de cheveux par centimètre carré, joue aussi sur la perception de masse : beaucoup de cheveux donnent du volume, une densité faible laisse deviner le cuir chevelu.
La porosité complète le tableau. Un test simple : un cheveu propre plongé dans un verre d’eau. S’il coule vite, la porosité est forte : il absorbe vite l’eau… et la perd tout aussi vite. S’il reste à mi-hauteur, la porosité est moyenne, l’équilibre entre absorption et rétention est correct. S’il flotte, la porosité est faible : la fibre est fermée, le séchage prend du temps, les soins pénètrent difficilement.
Pour mieux résumer, voici les principaux critères à observer :
- Nature : sec, normal, gras, mixte
- Texture : fin, moyen, épais
- Densité : faible, moyenne, élevée
- Porosité : faible, moyenne, forte
Un coiffeur peut affiner l’analyse, mais un auto-examen minutieux suffit souvent à comprendre son cheveu. L’observation, c’est la première étape avant toute décision sur le choix des soins.
Zoom sur les différents types de cheveux : lisses, ondulés, bouclés, frisés ou crépus
Le classement des types de cheveux a trouvé sa place dans les conversations sérieuses autour du soin capillaire. Commençons par les cheveux raides : une ligne sans vague, une brillance qui capte la lumière, mais une tendance à regraisser rapidement. D’après la classification Andre Walker, ces cheveux sont classés type 1 (1A, 1B, 1C). Fins ou épais, ils ne laissent pas de place à la boucle et misent sur la simplicité.
Les cheveux ondulés (type 2, sous-types 2A, 2B, 2C) forment des S souples, proposent du volume modulable, mais doivent composer avec les frisottis. Ils se situent entre le lisse et le bouclé, capables de changer de look au fil des soins et du coiffage. Leur humeur varie, leur entretien doit s’adapter.
Place aux cheveux bouclés (type 3), organisés en spirales plus ou moins larges (3A, 3B, 3C). Ils affichent des boucles définies, une belle élasticité, mais réclament sans cesse de l’hydratation. Les produits doivent répondre à leur soif permanente, sous peine de voir les boucles perdre leur ressort.
Enfin, les cheveux frisés et crépus (type 4 : 4A, 4B, 4C) concluent la typologie. Boucles serrées, parfois en Z, volume maximal, mais une fragilité certaine. Ces cheveux sont parmi les plus exigeants : la sécheresse et la casse guettent, la nutrition devient une priorité. Chaque chevelure écrit sa propre histoire dans la forme de sa fibre.
Conseils personnalisés et choix de produits adaptés à chaque profil capillaire
Chaque profil capillaire impose ses règles et ses besoins spécifiques. La réussite d’une routine capillaire vient de l’ajustement précis des soins à la vraie nature de vos cheveux, à leur texture et à leur porosité. Pour les cheveux raides, il faut miser sur un shampoing léger, limiter les corps gras, utiliser un masque hydratant de temps en temps. Leur brillance s’entretient, leur tendance à graisser se gère.
Les cheveux ondulés oscillent entre besoin de discipline et recherche de volume. Privilégiez un soin nourrissant léger, enrichi en protéines végétales pour soutenir l’ondulation et réduire les frisottis. Une huile végétale légère appliquée sur cheveux humides aide à structurer la fibre et à maintenir la souplesse des ondulations.
Pour les boucles, la priorité va à l’hydratation. On choisit des masques riches en agents hydratants, des crèmes sans rinçage, des gels coiffants à base d’aloé vera. Les cheveux frisés et crépus, quant à eux, exigent une nutrition profonde : beurre de karité, huile de coco, bains d’huiles. Les gestes sont doux, le démêlage se fait sur cheveux humides, avec un peigne adapté pour limiter la casse.
Pour faciliter le choix des soins adaptés, voici un tableau récapitulatif des besoins par type :
| Type de cheveux | Besoin principal | Produit phare |
|---|---|---|
| Raides | Régulation & brillance | Shampoing léger |
| Ondulés | Définition & volume | Crème légère, huile végétale |
| Bouclés | Hydratation | Masque hydratant, gel coiffant |
| Frisés & crépus | Nutrition profonde | Beurre de karité, huile de coco |
La connaissance de la porosité affine encore la personnalisation des soins. Faible, moyenne, forte : cette donnée détermine la capacité d’absorption et de rétention de l’hydratation, le choix des actifs et la façon de les appliquer. Observez, testez, ajustez : le cheveu, lui, ne ment jamais.
Comprendre la nature de ses cheveux, c’est choisir de ne plus avancer à l’aveugle dans les rayons des soins capillaires. La routine n’est plus subie, elle devient sur-mesure, et chaque mèche raconte désormais l’histoire d’un choix éclairé.


